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Les petites Arménies d’Europe et de Méditerranée

Page imprimé de : http://www.armeniens.culture.fr/rubrique4.html?lang=fr

Loin de l'Ararat... Les petites Arménies d'Europe et de Méditerannée - Les Arméniens de Marseille

Chemins d’exil, terres d’accueil

C’est le génocide Génocide
Dénoncés dès l'époque comme un "crime contre l'humanité et la civilisation" (note de l'Entente du 24 mai 1915) et le "meurtre d'une nation" (Arnold J. Toynbee), les massacres de 1915-1916 ont été désignés comme un "génocide", depuis l'invention du terme pour définir la nature des crimes nazis contre les Juifs d'Europe par Raphael Lemkin. Ce dernier a lui-même indiqué que sa réflexion a été nourrie du précédent arménien. S'il se déroule dans le contexte d'une guerre mondiale, le génocide des Arméniens, comme celui des Juifs, n'entre pas dans la catégorie des "crimes de guerre". La préméditation et la planification, le caractère systématique et méthodique, la composante idéologique l'en distinguent.
de 1915 et l’expulsion violente des Arméniens de leur territoire, suivi par la soviétisation de l’éphémère première république indépendante (1918-1920) apparue dans les provinces orientales de l’Arménie, annexées par la Russie tsariste un siècle auparavant (1828), qui constitue l’acte fondateur de la grande diaspora. Désormais, la présence des Arméniens en Europe devient massive avec l’arrivée des rescapés, « interdits de retour » dans la nouvelle république turque. Ils y sont rejoints par quelques centaines d’émigrés arméniens du Caucase, au
rôle politique important malgré leur petit nombre. Marseille est l’une des principales portes d’entrée pour les réfugiés, dont une grande partie s’installe en France. Si l’intégration, sinon l’assimilation, dans les pays d’accueil européens, s’est accentuée au fil des générations, les brassages avec l’arrivée de nouvelles vagues migratoires (du Moyen-Orient, de la République d’Arménie), les progrès des moyens de communication, renforcent le sentiment d’appartenance à une même nation et du partage d’un même destin collectif. La mémoire du génocide constitue aussi un lien fort, tout comme le mythe du « retour » qui déterminera l’important mouvement de « rapatriement  » de 1946-1947, mais qui s’estompe, au fur et a mesure des intégrations.

 

Illustration emblématique

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