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Les vagues migratoires récentes, provoquées par les difficultés de la transition démocratique et économique dans l’ancienne république soviétique, par les tensions régionales au Caucase comme au Moyen-Orient, transforment actuellement la géographie des pôles communautaires en Europe et Méditerranée. Ce qui n’est pas sans ranimer la hantise de la disparition de la terre des origines, hantise qui s’alimente aussi de la destruction systématique des vestiges de la présence historique, qu’a symbolisé, en décembre 2005, la dévastation au marteau et au bulldozer par l’armée azerbaïdjanaise des milliers de khatchkars, ces stèles typiques de l’art et de la culture, de la nécropole médiévale de l’ancienne Djoulfa.
Mais, comme par le passé, l’angoisse suscite la recherche et l’émergence des chemins nouveaux de la survie nationale. Cela passe notamment par la collection d’objets issus des anciennes provinces arméniennes, objets conservés pieusement dans les musées de la diaspora comme au sein des familles dispersées.
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Destruction de la nécropole de Djoulfa
Ani, capitale arménienne vers l’an mille