alphabet
Encouragé par le dernier descendant de Grégoire, le patriarche Sahak le Grand (v. 387-439), le moine Mesrop Machtotz invente l’alphabet national. Au terme de plusieurs missions à Byzance et en Mésopotamie, il réussit à composer, en remodelant les caractères grecs au point de les rendre méconnaissables pour éviter toute suspicion d’héllénophilie et en y ajoutant quelques signes, un alphabet de 36 lettres qui reproduisent tous les sons de la langue arménienne (il sera complété au 13e s par l’ajout de 2 lettres supplémentaires pour les diphtongues o et f), Les Arméniens le comprennent très tôt : vers 442, la première œuvre originale, la Vie de Machtotz de Koriun, s’attache moins à décrire l’aspect technique de la création de l’alphabet, que sa portée morale, religieuse et politique. C’est le début d’une série ininterrompue de chroniques historiques qui vont éduquer la conscience nationale en soulignant son caractère chrétien.