Les petites Arménies d’Europe et de Méditerranée
Page imprimé de : http://www.armeniens.culture.fr/article46.html
Les passeurs
Mamelouks, drogmans, savants, écrivains…
D’autres personnages contribuent à faire de l’Arménien une figure familière du paysage européen : les drogmans et autres acteurs de la diplomatie, les « missionnaires » de la cause arménienne, les étudiants, les artistes, les exilés politiques, etc.
Les Mamelouks ramènent avec eux des dizaines de milliers d’esclaves arméniens vers l’Égypte non seulement après 1375, mais aussi en 1426, après la capture de Chypre. Beaucoup sont vendus sur les marchés, d’autres islamisés, entraînés à l’usage des armes, sont enrôlés dans l’armée mamelouke. Le rôle des Arméniens dans l’armée mamelouke est assez connu. En 1798, ils combattent contre l’armée de Bonaparte ; plus tard celui-ci en prend une vingtaine à son service, dont des Mamelouks d’origine arménienne, le plus célèbre étant Roustam.
Parmi les diplomates, on peut citer aussi l’auteur du célèbre Tableau général de l’Empire ottoman (Paris, 1788-1804, 7 vol.), Ignatius Mouradgea d’Ohsson (1740 Constantinople-1807 Bièvres), fils de Claire Pagy, la fille d’un employé du consulat français de Smyrne et d’Ohannès Mouradgea, drogman au consulat de Suède, fonction dont il prendra la suite, avant d’être l’un des secrétaires du roi Gustave III et d’occuper diverses fonctions diplomatiques pour l’Empire ottoman et la Suède. Son fils, Abraham Constantin Mouradgea d’Ohsson (1779-1851), élevé en France avant de poursuivre des études à l’Université d’Uppsala, continuera sur la voie de son père, au service diplomatique de la Suède et comme historien (sur les Mongols).





