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Les petites Arménies d’Europe et de Méditerranée

Page imprimé de : http://www.armeniens.culture.fr/article45.html?lang=en

Loin de l'Ararat... Les petites Arménies d'Europe et de Méditerannée - Les Arméniens de Marseille

Les passeurs

L’édition, un véhicule principal

L’église, refuge de l’identité et substitut d’Etat, dans la dispersion hors des frontières, permet le déploiement d’une vie « nationale », en contact avec l’Europe, ses idées et ses techniques. Ainsi les premières imprimeries arméniennes apparaissent dans les « colonies » qui jalonnent les routes commerciales entre Europe et Orient, à Venise (1512), Milan, Livourne, Amsterdam Les Arméniens d'Amsterdam
Amsterdam abrite l'une des colonies les plus importantes d’Europe au 17e s., attirés par les opportunités commerciales qu'offre la Hollande, les Arméniens y arrivent en trois grandes vagues successives : de Djoulfa directement, de l’Empire Ottoman (Alep et Constantinople), de Russie (Arkhangelsk, Moscou et Saint Petersbourg). À son acmé, la colonie compte près de 600 âmes. Les Arméniens sont en compétition dans le commerce de la soie avec les Juifs du Portugual et les Huguenots qui quittent la France à la même époque pour Amsterdam pour s’établir dans ce principal port européen pour le commerce avec Orient. Les Arméniens ont leur propre local à la bourse d’Amsterdam, dans la cour. Ils importent, dans les sept provinces de la République de Hollande, outre la soie, les pierres précieuses, du café, du fil, des peaux de chèvres, des figues, des raisins, de grands miroirs de Venise, des dents de baleine d’Arkhangelsk, de l’ambre baltique de Danzig. Le premier prêtre arménien arrive à Amsterdam en 1665, et les archives notariales démontrent l’existence d’une église "cachée" pour la communauté dés 1703. Une église publique sera construite en 1714. Pourtant, la colonie d’Amsterdam ne s'installe pas dans la durée et s'éparpille : en 1687, on ne retrouve plus que vingt-sept noms. Mais, en 1989, cette même église arménienne d’Amsterdam, longtemps oubliée, a été achetée par une nouvelle vague d’émigrants arméniens et reconsacrée par le clergé de l’église Arménienne de Paris.
, Lvov, Leipzig, Marseille...
Il y a trois phases dans les débuts du livre imprimé arménien, les deux premières en Europe - Venise, 1511-1658, Amsterdam, 1658-1695, la troisième en Orient, à partir de Constantinople (1695-1718). L’imprimerie d’Amsterdam est transférée à Livourne en 1669, puis à Marseille en 1672, mais une branche reste active avec la famille des Vanandec’i à Amsterdam. La fameuse Bible Arménienne de 1666 imprimée par Oskan, reste le produit le plus connu de cette presse. Les banquiers Djoulfains sont impliqués dans le financement des imprimeries d’Europe.

Les religieux, la Congrégation catholique des Mekhitaristes, jouent un rôle central dans le renouveau intellectuel. L’imprimerie de San Lazarro a fermé en 1989. Cependant, les Editions Mekhitaristes (Casa Editrice Armena) continuent leur activité, publiant, entre autres sans interruption depuis 1843, le plus ancien périodique d’Italie : Bazmavep.

 

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci-dessous :

Première mappemonde imprimée en arménien (Amsterdam, 1695)

Portfolio

Illustration emblématique

Légende :

L’Illustration arménienne, 1947, 40 x 30 cm, Musée arménien de France - Fondation Nourhan Fringhian, Paris

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